• C'est un chemin...

     J'ai la passion comme une étoile qui brillerait après sa mort, quand elle clignote je m'endors, les lèvres sèches sur la raison.

     

    J'ai pour le siècle une folie qui se repent et qui me damne quand tu alimentes ton lit d'une marée avec personne.

     

    Viens tristement, viens gémissant, je te recouvrirais d'une idole aux yeux si clairs qu'il faudra réinventer le jour.

     

    Crois mon histoire, j'ai du soleil dans ma cale lorsque la brume du matin s'égare au ras des rêves et qu'il pleut doucement toute l'amertume des adieux.

     

    C'est un chemin, c'est une escale, c'est la rive large des espoirs, c'est la rumeur et c'est le temps, c'est mon exil en sable fin.

     

    Je suis en croix, j'étreins le vent et je navigue avec un loup, à l'horizon il y a le mal, je terme les yeux,  je suis à bout.

     

    Je me retourne dans une tombe, je griffe des parois de verre, j'écorche mes mains dans la poussière, je vous connais comme l'univers.

     

    Comme un marin qui oubliera je gouverne aux voiles de la ville, j'ai les yeux blancs, le coeur absent, je vogue loin des imbéciles.

     

    C'est un soupir embué d'acide, une parole qui brûle autant, une grimace sur une toile, une prison dans les collines.

     

    Dans les lambeaux de ma présence je sens l'odeur des fleurs fanées qui me disaient, il y a longtemps, le corsage de leurs évangiles.

     

    Je reviendrais, c'est une image, le coeur plus lourd qu'un baiser, sur ton sommeil m'envahirais comme un étrange lierre parfumé.

     

    C'est tout mon sang, juste une flaque, pour naviguer il faut aimer, pour revenir faut du métier et pour mourir il faut du tact.

     

    C'est de l'écume et c'est des heures à resurgir sur les brisants, c'est de l'amour et c'est du toc, une signature en code chiffré.

     

    J'ai la raison en petites coupures, l'espoir comme un mal blanc, quand je me traîne vers l'aventure je suis un chien en occident.

     

    Comme la plainte d'un affamé, les ongles de la résurrection, le ciel absorbe dans nos villes le souffle de nos illusions.

     

    Je veux du rêve le levain, de mon esprit tous les chemins, puis me ruiner en hurlements, une corde au cou, façon chagrin.

     

    Viens que je te traîne vers la vie, que je te noie jusqu'au matin, je t'apprendrais l’absolution, tu me feras une religion.

     

    Comme un enfant dans un champ de mines, un albatros au coeur de l'orage, le monde avance dans les ruines, adieu oracles et vieux présages.

     
     Comme un marin qui oubliera je gouverne aux voiles de la ville, j'ai les yeux blancs, le coeur absent, je vogue loin des imbéciles.

     

    C'est un chemin...


    -db-

    http://www.copyrightdepot.com/rep143/00045513.htm

     

     

    « Avec un titre.Nés comme ça, dans ça. Charles Bukowski »

    Tags Tags : , , , ,
  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires

    Vous devez être connecté pour commenter